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Bio, Nature, ou...

Publiée par Bruno quenioux le 31/03/2010 15:00

Plus personne (à part quelques scientistes intéressés) ne remet en cause l’idée que l’agrochimie pèse lourd sur l’écosystème. Cependant, on oublie trop souvent de parler de la catastrophe gustative qu’elle engendre. Lorsque l’on goûte une tomate issue de la production biologique, on redécouvre le goût de la tomate.

Pour le vin, l’approche est la même jusqu'à la vendange. Ensuite, le processus de transformation de raisin en vin  qui a demandé plusieurs millénaires de mise au point, est soit conservé, soit oublié pour ceux qui y préfèrent une technologie interventionniste, soit revendiqué pour servir des causes parfois dogmatiques.

Comment expliquer cela au consommateur?!

De tout temps, la vinification du vin a fait polémique. Il y a toujours eu des apprentis sorciers qui considéraient qu’il fallait toujours rajouter un petit quelque chose pour plaire  ;  quitte à y perdre son âme et celle du terroir. En face, ceux qui pensent que le vin doit se faire absolument tout seul, que l’homme dans une cave est une quasi-pollution, c’est le fameux faux label « vin naturel » et ils ne sont pas tous Bio. Heureusement, il y a au milieu, des vignerons qui rêvent d’excellence sans trahir l’authenticité (eux sont souvent Bio, mais ne le revendiquent pas forcément).

En caricaturant pour mieux comprendre :

 - Chez les premiers, les vins sont quasi tous bons mais souvent ennuyeux et fatigants dés la deuxième gorgée. Manque total de magie!

 - Dans la deuxième catégorie, une superbe bouteille peut prendre en quelques semaines des notes aromatiques douteuses.

 - Les autres sont dans une dimension qui me convient, une recherche de sincérité, d’excellence. Les vins qui scintillent, qui libèrent la « sobre ivresse » et mettent l’âme en joie lors d’un humer simple et profond.

Je les rencontre dans la troisième catégorie. Ce sont les vins de St Thomas : « je ne crois que ce que je bois ». Dans le vin, le discours a souvent trahi l’ivresse pour ne boire que ce que l’on croit.
Biensûr, ce sont des tendances et heureusement chaque vigneron en est une.

A la vôtre !

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